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10/17/2006
Supplique pour être enterré à la plage de Sète
La Camarde qui ne m'a jamais pardonné, D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez, Me poursuit d'un zèle imbécile. Alors cerné de près par les enterrements, J'ai cru bon de remettre à jour mon testament, De me payer un codicille.
Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion, Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion, Et de ta plus belle écriture, Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps, Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord, Que sur un seul point : la rupture.
Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon, Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson, Celles des titis, des grisettes. Que vers le sol natal mon corps soit ramené, Dans un sleeping du Paris-Méditerranée, Terminus en gare de Sète.
Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf, Vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf, Et d'ici que quelqu'un n'en sorte, Il risque de se faire tard et je ne peux, Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu, Place aux jeunes en quelque sorte.
Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus, Creusez si c'est possible un petit trou moelleux, Une bonne petite niche. Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins, Le long de cette grève où le sable est si fin, Sur la plage de la corniche.
C'est une plage où même à ses moments furieux, Neptune ne se prend jamais trop au sérieux, Où quand un bateau fait naufrage, Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord ! Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord, Chacun sa bonbonne et courage".
Et c'est là que jadis à quinze ans révolus, A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus, Je connu la prime amourette. Auprès d'une sirène, une femme-poisson, Je reçu de l'amour la première leçon, Avalai la première arête.
Déférence gardée envers Paul Valéry, Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris, Le bon maître me le pardonne. Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens, Mon cimetière soit plus marin que le sien, Et n'en déplaise aux autochtones.
Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau, Ne donnera pas une ombre triste au tableau, Mais un charme indéfinissable. Les baigneuses s'en serviront de paravent, Pour changer de tenue et les petits enfants, Diront : chouette, un château de sable !
Est-ce trop demander : sur mon petit lopin, Planter, je vous en prie une espèce de pin, Pin parasol de préférence. Qui saura prémunir contre l'insolation, Les bons amis venus faire sur ma concession, D'affectueuses révérences.
Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie, Tous chargés de parfums, de musiques jolies, Le Mistral et la Tramontane, Sur mon dernier sommeil verseront les échos, De villanelle, un jour, un jour de fandango, De tarentelle, de sardane.
Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller, Une ondine viendra gentiment sommeiller, Avec rien que moins de costume, J'en demande pardon par avance à Jésus, Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus, Pour un petit bonheur posthume.
Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon, Pauvres grands disparus gisant au Panthéon, Pauvres cendres de conséquence, Vous envierez un peu l'éternel estivant, Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant, Qui passe sa mort en vacances.
Vous envierez un peu l'éternel estivant, Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant, Qui passe sa mort en vacances.
Georges Brassens |  |
5/4/2006
de charles trenet
la mer
la mer Qu'on voit danser le long des golfes clairs A des reflets d'argent La mer Des reflets changeants Sous la pluie
La mer Au ciel d'été confond Ses blancs moutons Avec les anges si purs La mer bergère d'azur Infinie
Voyez Près des étangs Ces grands roseaux mouillés Voyez Ces oiseaux blancs Et ces maisons rouillées
La mer Les a bercés Le long des golfes clairs Et d'une chanson d'amour La mer A bercé mon cœur pour la vie
9/27/2005
Citer
té vé fernandel
Fernandel
La Bouillabaisse
Paroles et Musique: Lucchesi, Sablon, Giraud 1950
Pour faire une bonne bouillabaisse Il faut se lever de bon matin Préparer le pastis et sans cesse Raconter des blagues avec les mains
Les courageux prennent leur canne Et vont eux mêmes la pêcher Mais le poisson passe et ricane Y a plus qu'à l'acheter au marché !
{Refrain:} Ah ! que c'est bon la bouillabaisse Ah ! mon dieu que c'est bon bon bon Ah ! que c'est bon la bouillabaisse Ah ! mon dieu que c'est bon. chœurs : Pour faire une bonne bouillabaisse Il faut se lever de bon matin Préparer le pastis et sans cesse Raconter des blagues avec les mains.
Une langouste est nécessaire De la baudroie et des favouilles Douze rascasses un petit Saint Pierre Huile safran ail et fenouil
{au Refrain}
On invite une belle petite Marie-Louis ou bien Ninon Ensemble on remue la marmite En se bécotant tout le long
{au Refrain}
Il faut bien attiser la braise Ninon le fit ingénument C'est ainsi que les marseillaises Eprouvent leur tempérament
{au Refrain}
On laisse un peu la bouillabaisse Pour pétanquer au cabanon On tire et on fait des prouesses Quand on revient y a plus de bouillon !
Ah ! que c'est bon la bouillabaisse Ah ! mon dieu que c'est bon bon bon Ah ! que c'est bon la bouillabaisse Ah ! mon dieu que c'est bon. chœurs : Ah ! que c'est bon la bouillabaisse Ah ! mon dieu que c'est bon bon bon Ah ! que c'est bon la bouillabaisse Ah ! mon dieu que c'est bon.
9/6/2005
Aux quatre coins du monde, indiscutablement On aime sa faconde et ses mille défauts charmants Elle a la grâce brune des filles du midi Il n'en existe qu'une, voilà pourquoi chez nous l'on dit :
Refrain :
On connaît dans chaque hémisphère Notre Cane... Cane... Canebière Et partout elle est populaire Notre Cane... Cane... Canebière Elle part du vieux port et sans effort Coquin de sort, elle exagère Elle finit au bout de la terre Notre Cane... Cane... Canebière
Comment vous la décrire, son charme est sans pareil Joyeuse elle s'étire comme un lézard au soleil Internationale pour l'amour prend de l'air Elle est la capitale des marins de l'univers
{au refrain}
Il est né le divin enfant, il est né sur la Canebière Il est né le divin enfant, il est né prés du fort Saint-Jean
Elle finit au bout de la terre Notre Cane...Cane...Canebière

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