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    2/6/2007

     

         cliquer sur le lien et vous m'entendrez chanter

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    10/17/2006

    Supplique

    Supplique pour être enterré
    à la plage de Sète

    La Camarde qui ne m'a jamais pardonné,
    D'avoir semé des fleurs dans les trous de son nez,
    Me poursuit d'un zèle imbécile.
    Alors cerné de près par les enterrements,
    J'ai cru bon de remettre à jour mon testament,
    De me payer un codicille.

    Trempe dans l'encre bleue du Golfe du Lion,
    Trempe, trempe ta plume, ô mon vieux tabellion,
    Et de ta plus belle écriture,
    Note ce qu'il faudra qu'il advint de mon corps,
    Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord,
    Que sur un seul point : la rupture.

    Quand mon âme aura pris son vol à l'horizon,
    Vers celle de Gavroche et de Mimi Pinson,
    Celles des titis, des grisettes.
    Que vers le sol natal mon corps soit ramené,
    Dans un sleeping du Paris-Méditerranée,
    Terminus en gare de Sète.

    Mon caveau de famille, hélas ! n'est pas tout neuf,
    Vulgairement parlant, il est plein comme un oeuf,
    Et d'ici que quelqu'un n'en sorte,
    Il risque de se faire tard et je ne peux,
    Dire à ces braves gens : poussez-vous donc un peu,
    Place aux jeunes en quelque sorte.

    Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus,
    Creusez si c'est possible un petit trou moelleux,
    Une bonne petite niche.
    Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins,
    Le long de cette grève où le sable est si fin,
    Sur la plage de la corniche.

    C'est une plage où même à ses moments furieux,
    Neptune ne se prend jamais trop au sérieux,
    Où quand un bateau fait naufrage,
    Le capitaine crie : "Je suis le maître à bord !
    Sauve qui peut, le vin et le pastis d'abord,
    Chacun sa bonbonne et courage".

    Et c'est là que jadis à quinze ans révolus,
    A l'âge où s'amuser tout seul ne suffit plus,
    Je connu la prime amourette.
    Auprès d'une sirène, une femme-poisson,
    Je reçu de l'amour la première leçon,
    Avalai la première arête.

    Déférence gardée envers Paul Valéry,
    Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris,
    Le bon maître me le pardonne.
    Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens,
    Mon cimetière soit plus marin que le sien,
    Et n'en déplaise aux autochtones.

    Cette tombe en sandwich entre le ciel et l'eau,
    Ne donnera pas une ombre triste au tableau,
    Mais un charme indéfinissable.
    Les baigneuses s'en serviront de paravent,
    Pour changer de tenue et les petits enfants,
    Diront : chouette, un château de sable !

    Est-ce trop demander : sur mon petit lopin,
    Planter, je vous en prie une espèce de pin,
    Pin parasol de préférence.
    Qui saura prémunir contre l'insolation,
    Les bons amis venus faire sur ma concession,
    D'affectueuses révérences.

    Tantôt venant d'Espagne et tantôt d'Italie,
    Tous chargés de parfums, de musiques jolies,
    Le Mistral et la Tramontane,
    Sur mon dernier sommeil verseront les échos,
    De villanelle, un jour, un jour de fandango,
    De tarentelle, de sardane.

    Et quand prenant ma butte en guise d'oreiller,
    Une ondine viendra gentiment sommeiller,
    Avec rien que moins de costume,
    J'en demande pardon par avance à Jésus,
    Si l'ombre de sa croix s'y couche un peu dessus,
    Pour un petit bonheur posthume.

    Pauvres rois pharaons, pauvre Napoléon,
    Pauvres grands disparus gisant au Panthéon,
    Pauvres cendres de conséquence,
    Vous envierez un peu l'éternel estivant,
    Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
    Qui passe sa mort en vacances.

    Vous envierez un peu l'éternel estivant,
    Qui fait du pédalo sur la plage en rêvant,
    Qui passe sa mort en vacances.

    Georges Brassens
    5/4/2006

    la mer

      de charles trenet

    la mer

     

    la mer Qu'on voit danser le long des golfes clairs
    A des reflets d'argent
    La mer
    Des reflets changeants
    Sous la pluie

    La mer
    Au ciel d'été confond
    Ses blancs moutons
    Avec les anges si purs
    La mer bergère d'azur
    Infinie

    Voyez
    Près des étangs
    Ces grands roseaux mouillés
    Voyez
    Ces oiseaux blancs
    Et ces maisons rouillées

    La mer
    Les a bercés
    Le long des golfes clairs
    Et d'une chanson d'amour
    La mer
    A bercé mon cœur pour la vie

     

     

    9/27/2005

    Discussion sur té vé fernandel

     

    Citer

    té vé fernandel

    Fernandel

    La Bouillabaisse

    Paroles et Musique: Lucchesi, Sablon, Giraud 1950

     

    Pour faire une bonne bouillabaisse
    Il faut se lever de bon matin
    Préparer le pastis et sans cesse
    Raconter des blagues avec les mains

    Les courageux prennent leur canne
    Et vont eux mêmes la pêcher
    Mais le poisson passe et ricane
    Y a plus qu'à l'acheter au marché !

    {Refrain:}
    Ah ! que c'est bon la bouillabaisse
    Ah ! mon dieu que c'est bon bon bon
    Ah ! que c'est bon la bouillabaisse
    Ah ! mon dieu que c'est bon.
    chœurs :
    Pour faire une bonne bouillabaisse
    Il faut se lever de bon matin
    Préparer le pastis et sans cesse
    Raconter des blagues avec les mains.

    Une langouste est nécessaire
    De la baudroie et des favouilles
    Douze rascasses un petit Saint Pierre
    Huile safran ail et fenouil

    {au Refrain}

    On invite une belle petite
    Marie-Louis ou bien Ninon
    Ensemble on remue la marmite
    En se bécotant tout le long

    {au Refrain}

    Il faut bien attiser la braise
    Ninon le fit ingénument
    C'est ainsi que les marseillaises
    Eprouvent leur tempérament

    {au Refrain}

    On laisse un peu la bouillabaisse
    Pour pétanquer au cabanon
    On tire et on fait des prouesses
    Quand on revient y a plus de bouillon !

    Ah ! que c'est bon la bouillabaisse
    Ah ! mon dieu que c'est bon bon bon
    Ah ! que c'est bon la bouillabaisse
    Ah ! mon dieu que c'est bon.
    chœurs :
    Ah ! que c'est bon la bouillabaisse
    Ah ! mon dieu que c'est bon bon bon
    Ah ! que c'est bon la bouillabaisse
    Ah ! mon dieu que c'est bon.

     

     



     

     

     


    9/6/2005

    chanson la canebière

    Aux quatre coins du monde, indiscutablement
    On aime sa faconde et ses mille défauts charmants
    Elle a la grâce brune des filles du midi
    Il n'en existe qu'une, voilà pourquoi chez nous l'on dit :

    Refrain :

    On connaît dans chaque hémisphère
    Notre Cane... Cane... Canebière
    Et partout elle est populaire
    Notre Cane... Cane... Canebière
    Elle part du vieux port et sans effort
    Coquin de sort, elle exagère
    Elle finit au bout de la terre
    Notre Cane... Cane... Canebière

    Comment vous la décrire, son charme est sans pareil
    Joyeuse elle s'étire comme un lézard au soleil
    Internationale pour l'amour prend de l'air
    Elle est la capitale des marins de l'univers

    {au refrain}

    Il est né le divin enfant, il est né sur la Canebière
    Il est né le divin enfant, il est né prés du fort Saint-Jean

    Elle finit au bout de la terre
    Notre Cane...Cane...Canebière